Gouvernment Offices of Asgard

28 juillet 2017

LE MARIAGE AVEC LOKI t.1 version censurée (prequel Thor 1) Chapitre 1

Synopsie  : En 1999, Aurore Lignum, de noble ascendance et fille unique d'un haut militaire Français, n'a que 16 ans lorsque elle est envoyée en Royaume d'Asgard pour épouser le fils cadet du Roi Odin. Elle ne connait rien de Loki, son futur époux, ni même de ce nouveau monde. Encore moins les règles strictes qui le régisse.

Afin de ne pas essuyer la honte d'une répudiation, Aurore est résolut, sous l'enseignement de sa future belle-mère la Reine Frigga, à apprendre ses devoirs d'épouse. Mais ayant grandit dans l'austère cadre de la religion catholique, Aurore vas se heurter a son véritable rôle de l'épouse au sein des mariage Asgardiens..."

Chapitre 1 : Le Choix d'une Responsabilité

(début : Printemps 1999)

Frigga le savait. 

Asgard était un royaume de tradition guerrière, et pour avoir les bon gènes à transmettre, la future épouse devrait appartenir à la noblesse "militaire". Il fallait dire que les seuls Midgardiens au fait de la réalité d'Asgard, et donc à pouvoir faire postuler leur(s) fille(s), n'étaient tous que de hauts dignitaires militaires.

Né en 965, on pouvait rapporter l'âge de Loki, pour un Midgardien, à 20 ou 21 ans. Ce qui le rendit  suffisamment mature pour une telle étape au regard des lois d'Asgard et de ses engagement princiers. A Asgard, les jeunes garçons commençaient leur études en écoles militaire à 12 ans, comme on envoyait les enfants Midgardiens du Royaume-Uni en boarding School... A leur sortie, vers 17 ou 18 ans (en âge Midgardien), ils pouvaient continuer leur carrière militaire, faire une école d'Erudit pour exercer une profession libérale, ou encore, si ils en avaient les moyens, prendre épouse. Loki avait donc terminer ses études depuis plusieurs siècles, et jouissait d'un poste stable de tacticien au sein de l'armée d'Asgard. Malgré tout, Loki semblait toujours triste et en retrait par rapport a Thor et ses amis. Alors pour sa mère, la Reine Frigga, il était grandement temps qu'il trouve sa place égallement dans la société civile, en se mariant !

Car Loki, qui n'avait pas le réputation d'une force brute, avait régulièrement essuyé les quolibets des acolytes de son frère Thor. Jusqu’à cette insinuation qui avait été celle de trop lors d'un banquet en l'honneur du Dieu du Tonnerre. 

- "Qu'a-t-on dit à ton sujet ?" demanda Frigga s'asseyant inquiète sur le bord du lit de son fils, le dos voûté, plongé dans son ressentiment.

- "Ce n'est pas important" mentit le jeune homme, détournant le regard. Mais Loki n'arrivait jamais à duper sa mère... "De toute façon, ses amis se moquent sans cesse de moi. Je voulais vraiment faire plaisir à Thor et participer à la fête préparée en son honneur. Mais d'une façon ou d'une autre, cela finit toujours par se retourner contre moi. Pourtant, cette fois, je n'ai rien fait, j'ai même ri à leurs blagues grasses. Mais ils n'en ont jamais assez mère ! C'est comme s'ils se sentaient obligés de me rabaisser pour valoriser Thor. Oh ! comme Thor est beau, et comme il s'attire les grâces des demoiselles... Tandis que Loki, lui, (censured) et est toujours dans les jupes de sa mère !"

Frigga resta interdite un moment. fixant la douleur qui semblait émaner de son fils.

- "C'est donc de cela qu'il s'agit ?" demanda prudemment Frigga de peur de froisser son fils. "On s'est moqué de toi (cendured)"

Loki lui lança derechef un regard froid et choqué.

- " (Censured) " S'indigna le prince, vexé que sa propre mère puisse une seule seconde accorder un quelconque crédit à ces rumeurs.

- "Ce n'est pas ce que j'insinuais Loki. C'est juste qu'à cause de mon égoïsme, je t'accapare peut-être trop sans m'en rendre compte". expliqua-t-elle songeuse. C'est a cette occasion, pour la première fois, que l'idée sérieuse de marier Loki avait toucher son esprit. Avant de voler en éclat face à la conclusion de Loki à leur entretien :

- "Aucune importance, je n'ai besoin des amis de Thor ou de qui que ce soit d'autres" trancha-t-il. Même si l'idée que sa mère cherche à le garder rien que pour elle lui était plaisante, il n'en fut pas vraiment conscient.

Frigga lui sourit doucement en essayant que capter son attention en frottant son avant-bras.

- "Pas même de moi ?" demanda la reine.

Loki hésita un instant, mais borné dans son royal orgueil répondit "En effet. Pas même de vous."

Frigga retira doucement sa main tâchant tant bien que mal de masquer sa peine. Elle ne lui en teint pas rigueur tant elle connaissait bien cette fierté qui le poussait à lui mentir, mais fut blessée comme à chaque fois que ces paroles se firent si dures à son encontre. Mais elle ne faillit jamais. Elle était son plus grand soutien.

 elle pris alors congé de son fils en lui souhaitant de passer une bonne nuit un peu sèchement. Sans un geste affectueux qu'elle avait coutume de lui donner. sans un autre mot. Elle avait pensé qu'il viendrait plus tard s'excuser pour ses méchantes paroles comme il le faisait à chaque fois, mais ne le fit jamais.

Ce soir là, elle avait senti au fond de son coeur de mère qu'il lui fallait passer le relais. Passer le relais à une femme qui l'aimerait Lui. Une femme qui ne l'aimerait avec son coeur et toute son âme. Une femme qui soignerait son orgueil en le poussant a s'ouvrir à ses sentiments et, par la même occasion, ferait taire les rumeurs. Mais en cet instant sa décision était encore hésitante, bien que pour son père, le roi Odin, Loki était prêt depuis longtemps.

(plus tard dans la chambre d'Odin)

- "Loki n'appréciera pas l'idée, c'est certain" prévient la Reine avec inquiétude.

- "Il est prince, il a des responsabilités. Et nous savons tous deux que Thor est déjà promis à Lady Sif" assura Odin, plus durement qu'il ne l'aurait voulu. Mais l'idée que quelqu’un puisse garder un œil H 24 sur son fils le plus imprévisible n'était certainement pas pour lui déplaire. "D’ailleurs, cela fait plusieurs années que mes généraux, et même des dignitaires dans d'autres mondes, me font comprendre qu'ils ont des filles à marier. Et quoi de mieux pour renforcer l'adhésion au sein des 9 royaumes que de permettre à une de leurs filles d'épouser mon fils et de vivre en Princesse d'Asgard ?" conclut Odin avec un sourire de satisfaction.

Frigga n'était pas enchantée de marier son fils de cette façon, mais Loki était trop indépendant pour prendre cette décision par lui-même, quand bien même dans un jour lointain. Frigga ne le savait que trop, ne connaissait-elle pas le destin de tout homme ? Et face à la décision d'Odin, Loki avait-t-il le choix ? Relier Loki à une "corde", ses conseillers approuveraient en majorité c'était certain. Et objectivement, entraver quelque peu la liberté de Loki n'était sans toute pas une mauvaise idée. Il n'était pas son fils naturel,  elle avait toujours chercher à se le nier contrairement à Odin, qui avait toujours garder à l'esprit sa véritable nature et avec elle la crainte qu'un jour ce fils prodigue de Jouteneim ne finisse par ce retourner contre Asgard et fasse un carnage à travers tout le royaume. Alors l'idée de voir son fils adoptif occupé à fonder une famille biologique, à Asgard même, apaisait ses inquiétudes. Car jusqu’à présent le Roi avait déjà trop fermé les yeux sur certaines dérives de son cadet. Sur toutes ses manigances qu'il avait mises sur le compte de sa jeunesse et de sa jalousie envers son frère aîné. Mais peut-être était-ce plutôt sa nature profonde de Jotun qui refaisait surface ? Peut-être était-il vraiment un être néfaste ? Odin détestait penser cela et il ne pouvait partager ses peurs ouvertement avec son épouse dont l'amour maternelle sans limite lui interdirait de comprendre la véracité du fondement de ses craintes.

 

(le lendemain dans les appartement de Loki)

Le ton était sans appel. Loki n'aurait d'autre choix que de se marier. Il était le second fils et avait sûrement plus de responsabilités sociales que le premier qui occupait déjà plus de fonctions militaires que lui. Frigga savait à quel point Loki était mature, mais sans doute n'avait-il pas protesté uniquement dans le but de rendre Odin fier de lui. A ce titre Loki ne contestait jamais les ordres de son père. Si quelque chose lui déplaisait, il préférait garder sa rancœur pour lui, la renfermant profondément, mais prête à exploser un autre jour, peut-être plus furieuse... Ce qui pour Frigga était encore pire que voir une de ces explosions de colère inopinées dont il avait le secret. Thor était bien différent, elle savait que s'il s'était agit de lui, il pesterait contre son père jusqu'à ce que l'idée soit abandonnée. Mais Loki était toujours à jouer les drames dans les coulisses, c'est aussi ce qui le rendait si filou au yeux de tous. Il était toujours difficile d'entrevoir le fil de sa pensée profonde. Ici encore il se contenta d'acquiescer silencieusement comme un enfant sage, même si Frigga fut la seule à voir cette ombre passer dans les yeux de son fils comme un voile sur ses illusions.

-"Ma promise a-t-elle déjà été choisie ?" demanda -t-il une fois seul avec sa mère, reprenant rapidement sa neutralité habituelle.

- "Pas encore. Ton père m'a chargée de rencontrer les filles des familles postulantes. Il pense que je saurais trouver celle qui te conviendra le mieux" expliqua Frigga, déjà trop peinée pour son fils.

- "Je n'ai vraiment aucun droit de regard alors" contesta-t-il amèrement. Quoi qu'il en dise, dans une autre vie Loki avait choisi Sigyn lui-même et les choses ne s'étaient pas exactement déroulées dans un bonheur absolu. Ni pour lui, ni pour Asgard et certainement pas pour Théoric (fiancé de Sigyn que Loki tua pour prendre sa place à leur mariage). Alors cette fois-ci, Odin n'avait pas l'intention de commettre la même erreur.

- "Je te promets de choisir une épouse digne de toi, avec laquelle tu pourras t'entendre et avec qui tu pourras vraiment être heureux en ménage" fit Frigga sincère.

- "C'est impossible. Tu sais très bien que je n'ai jamais voulu de femme à mes côtés pour m'accaparer, et certainement pas une épouse. Je ne peux être heureux qu'en étant seul et libre" trancha-t-il sans détour.

Avec un soupir, Frigga caressa la joue de son fils. Celui-ci se tendit à son contact et détourna le visage. Sa contrariété était palpable mais contrairement à Thor, il savait se contrôler pour ne pas écumer sa rage sans réfléchir. Alors, elle espérait vraiment. Elle espérait vraiment trouver la femme idéale pour son fils, c'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait imploré Odin de la laisser choisir parmi les prétendantes, n'ayant pu obtenir que Loki le fasse lui-même. Son mari avait accepté la requête de bonne grâce, il avait confiance dans les capacités de son épouse à connaitre la destinée d'autrui comme connaître les goûts de son fils.

Le jour même, après que Frigga eut arrêté son choix sur la provenance de Midgard pour sa future belle-fille, on y fit envoyer un émissaire auprès des services de la base secrète interspatiale de sûreté militaire, à Åsgårdstrand en Norvège.

La petite ville balnéaire de Åsgårdstrand n'avait pas été nommée par hasard. Elle avait été diplomatiquement jumelée à Asgard en 965 après l'attaque des Jotun non loin de là. Après cette bataille, Odin avait jugé que Midgard aurait probablement besoin d'une protection accrue en cas de nouvelle attaque "extérieure". Les coordonnées de cette petite bourgade fut donc programmée dans la mémoire centrale du Bifröst afin de devenir la destination par défaut pour se rendre de Asgard a Midgard. Durant les siècles qui ont suivi ce jumelage, il n'y eut plus de nouvelle attaque à déplorer, et les quelque visites inopinées d'Odin ou d'autres Asgardiens comme Thor ou Loki lui-même n'ont fait qu'augmenter la popularité des Dieux Norses, pour atteindre leur apogée avant de tomber en désuétude face à la christianisation des populations locales. Pourtant, pour ceux qui "savent", Åsgårdstrand était toujours à la page. Et même l'actuelle famille Royale de Norvège depuis les années 1920 y avait pris leur habitude de villégiature.

Le mois d'après, toutes les jeunes filles entre 15 et 20 ans révolus, répondant aux critères dictés par le haut conseil royal de Asgard et la Reine elle-même, furent invitées avec leur tuteur légal à se rendre à la base d'Åsgårdstrand. Frigga n'aima pas l'idée de cette première rencontre sur Midgard. Elle avait la désagréable impression de partir faire son marché, que les pères allaient présenter leurs filles comme un marchand vantant leurs qualités de ses tissus ou de tout autre objet de sa fabrication.

Pourtant,  une chose fut certaine :  Toutes les jeunes femmes qu'on lui présentaient étaient belles, et chacune d'elle possédait un quelque chose que Loki pourrait apprécier. Car tous ces pères militaires, issus eux-même des diverses noblesse Midgardienne, ne firent pas l'affront de présenter à la Reine des femmes quelconques :

Celle-ci avait fait de grandes écoles,

celle-ci avait gagné de nombreux concours de beauté,

cele-ci excellait dans les arts...

Mais la Reine regretta la beauté ou l'intelligence quelque peut artificielle des jeunes filles<... Oui elles étaient magnifiques, et Loki pourrait sans doute les désirer (Censured). Mais après ? Loki était un homme joueur qui se lassait très vite. Enfant, il ne jouait rarement plus d'une semaine ou peut être un mois, large, avec le même jouet. N'avait-t-il pas fait de même avec Sigyn, pour au bout d'un petit mois de mariage partir folâtrer dans la forêt de Fer avec Angrboda ? Et là encore, une fois amusé, s'en débarrassait sans scrupule. Frigga craignait le même comportement avec sa nouvelle épouse, car Loki n'était pas du genre à s'attacher ni à s'inquiéter des sentiments des autres. N'avait-il pas laisser Sigyn la plupart du temps seule pour élever ses si beaux jumeaux ? Et Angrboda n'avait pas plus de chance, d'autant que le physique pour le moins disgracieux de Fenrir, Jormungand et Hella n'avait pas joué pour eux ! Alors oui, il fallait à cette jeune fille bien plus qu'une "excellente présentation". Il fallait que sa future épouse capte réellement son attention. Il fallait qu'elle l'intéresse assez, (Censured), pour qu'il puisse au mieux voir en elle une alliée, même si l'amour ne se développait pas entre eux, il y aurait au moins ce point d'accroche entre eux.

Mais les heures défilaient, et aucunes des jeunes femmes rencontrées ne convenaient à la Reine, et quelque peu agacée celle-ci n'hésitait pas à le faire remarquer en promenant son regard sévère sur celles qui semblaient être les plus bêcheuses. Oui, Frigga se montrait intransigeante, peut-être paraissait-elle un peu méchante, mais l'enjeu était le bonheur conjugal de son fils. Elle ne pouvait manquer de méticulosité. Elle n'hésitait pas à scruter tous les défauts physiques des jeunes filles, et quand une lui plaisait assez, elle discutait un peu plus avec elle. Mais ces jeunes demoiselles trop bien éduquées et trop bien mises étaient fades à ses yeux, et le seraient encore plus devant ceux de Loki.

 

Le lendemain, Frigga continua ses entretiens auprès des jeunes prétendantes...

La première la déçut au premier abord, même si physiquement elle semblait parfaite pour son fils. Belle, mais suffisante, Loki détesterait cette femme ayant trop de répartie à son goût. Il fallait une fille intelligente, mais à la langue bien trop acérée, pas plus que celle de son fils en tout cas. Il fallait aussi qu'elle soit sage et suffisamment subtile pour savoir le moment opportun pour parler. 

La seconde était fort intelligente, cultivée et douce et elle aurait été parfaite si elle avait été un peu plus jeune. Elle avait a peine 20 ans, elle rentrait dans les critères émis, mais quelque chose dans son visage jouait plus âgé sans que la Reine trouva quoi... Elle était sans nul doute ce genre de femme qui vieillissait mal. Elle était aussi très belle, mais paraissait déjà beaucoup plus. Au point que la Reine se demanda si la jeune fille eut réellement à peine 20 ans. Par ailleurs, le vieillissement des Midgardiens étant dans les 50 fois plus rapide que pour un Asgardien, il avait était donc acté par le haut conseil que une fois mariée, la jeune épouse de Loki recevrait une pomme de Idunn à manger 1 fois tous les 3 mois. Une prescription alimentaire qui ne pourrait allonger sa vie en raison de sa nature humaine, mais bloquerait tout vieillissement de ses cellules et conserverait son apparente jeunesse. Mais même à cette condition Frigga se vit mal présenter à Loki une femme qui avait déjà l'air plus âgée que lui, il ne se sentirait certainement pas flatter de sa présence et repartirait encore plus rapidement dans la forêt de Fer.

La suivante, 15 ans bientôt 16, lui apparut d'une banalité consternante. Frigga ne pouvait pas dire si elle était belle ou non. Son visage indifférent tandis qu'elle lisait assise au bord de la fontaine. Ses cheveux châtain auburn avaient plutôt un reflet farineux malgré le soleil vif du matin. Elle les portaient longs sans aucun appointements, elle ne semblait pas avoir un grand goût pour l'apparat. Un mauvais point. Car Frigga souhaitait une jeune femme élégante pour son fils, vitrine de sa réussite. Mais quand la jeune fille leva les yeux vers la Reine, celle-ci fut néanmoins surprise par l’intensité de son regard. Ses yeux étaient d'un brun commun, mais pourtant perçant dans leur ombres, ils avaient une expression peu commune pour une si jeune personne. Il n'y avait rien d'enfantin, et reflettaient une certaines passion. Son allure, aux formes encore à peine visible seraient certainement un frein, mais ses yeux lui donnaient de l'allure. On ne pouvait avoir l'air complètement servile, même en faisant une révérence avec un regard pareil. Cette fille était un paradoxe visuel. Frigga ne voulait pas marier son fils à une enfant, mais s'il est vrai que les yeux sont le miroir de l'âme, alors elle devait avoir beaucoup de choses intéressantes a dire...

La jeune fille baissa son regard avant de refermer son livre, comme pour signifier qu'elle donnait toute son attention à la Reine. Cette dernière s'installa à côté d'elle sans un mot, laissant ses doigts tremper dans l'eau fraîche. Frigga resta silencieuse, observant la jeune femme dans ses détails, repérant ses défauts physiques sans détours, mais aussi ses qualités. quand elle ne se focalisait pas sur ce qui lui déplaisait, la Reine trouvait que le visage était assez harmonieux, simple, mais pas disgracieux. L'acné n'avait pas massacré son visage, ce qui fut déjà un miracle à cet âge. Les formes de la jeune fille, à peine éclose n'étaient certainement pas plus flattées par cette robe trop flottante pour sa frêle morphologie. Son père avait sans doute jugé, en voyant l'apanage des "concurrentes" qu'il fallait plutôt miser sur une robe plus que correcte pour faire la différance. Mais ce qui n'empêcha pas Frigga de remarquer ses hanches déjà plutôt larges, l'idéal pour de futures grossesses.

La Reine constata que la jeune fille n'était pas embarrassée par le long silence qu'elle imposait. Peut-être n'était-elle pas plus heureuse que ça d'être ici. peut-être que son père avait lui aussi pris le décision unilatérale de son mariage. Ce silence étant dans ce cas une façon polie de faire part de son mécontentement. En tout cas ceci fut de bonne augure puisque la Reine avait besoin de tranquillité pour l'observer et la jeune fille ne sembla pas s'émouvoir de son regard inquisiteur. Finalement, lorsqu'elle jugea que le moment était favorable, la jeune demoiselle brisa le silence, d'une voix audible et assurée en français :

- "J'ai cru bon de ne pas me maquiller, ni de me parer pensant que votre Altesse préférerait me voir tel que je suis vraiment".

La Reine ne sut pas si elle était choquée ou amusée d'une telle franchise.

- "Et bien toute les demoiselles que j'ai rencontrées portaient leurs plus belles robes et parures", fit remarquer Frigga en all-speak Asgardien, Qui résonnait dans l'oreille de la jeune fille comme le Français avec un léger accent étranger.

- "Oh ! Alors il semblerait que je me sois trompée" répondit seulement la jeune fille. Si elle était contrariée, elle ne le montrait pas. Son visage restait aussi impassible que depuis le début de l'entrevue. La Reine pensa que "le moins que l'on puisse dire c'est que le sourire ne fut pas son fort. Au moins elle n'en fait pas des tonnes pour n’impressionner".

-"Pas nécessairement, J'ai seulement pensé que vous n'aviez aucun goût pour les coquetteries", répliqua la Reine.

- "Sans mentir j'aime les belles choses ma Reine. Seulement, je craignais qu'en cherchant à tout prix à vous impressionner je ne finisse juste par me tourner en ridicule. Les femmes d'Asgard et surtout de votre cour sont réputées pour leur beauté, et je crains de faire bien pâle figure à côté... Ici même à côté de vous, mais si je m'étais apprêtée..." répondit la jeune fille, penchant le visage pour cacher un léger sourire.

Frigga pensa avec amusement que la jeune fille était plutôt douée dans l'art de la flatterie. Et son petit sourire espiègle plaisait assez à la Reine. cette fille là ne semblait pas être le genre de personne à offrir ses sourires au monde, elle était assez introvertie quand il s'agissait de se montrer et pourtant tout aussi agile dans ses paroles. Un nouveau paradoxe.

- "Oui, je vois. Impressionner une Reine..." Fit Frigga, ne masquant pas sa curiosité, alors qu'elle plantait ses yeux métalliques dans le brun ocre de la jeune fille.

- "Et bien non ma Reine, je veux dire, il est plutôt que vous êtes une mère avant tout. Et j'imagine que vous cherchez le meilleur parti pour votre fils. Et il est sans doute plus difficile de charmer une mère qu'une reine. Comme il est plus difficile aussi de charmer une mère qu'un fils. En fait j'avais choisi ma plus belle robe de matinée et mes bijoux les plus précieux qui iraient avec pour vous rencontrer. Je pense que j'étais plutôt plaisante vêtue ainsi, mais je me suis alors dit que n'importe quelle fille pouvait déguiser ses défauts en les tournant à son avantage. Et je n'ai pas trouvé cela honnête ma Reine. Oh, ne croyez pas que je méprise les autres femmes que vous avez rencontrées ! C'est seulement... Que je n'étais pas à l'aise à la pensée de me cacher tel que Dieu m'a faite et de vous mentir."

Frigga réprima un sourire. L'honnêteté et la maturité de la jeune fille était saisissante, pourtant, elle repéra une pointe de malice dans son regard. Pas d'espièglerie trompeuse, mais un léger côté joueur et audacieux. Elle avait voulu sciemment toucher le coeur de la mère, son beau discours n'était bien sûr pas désintéressé. Ce qui lui fit dire que peut-être la jeune fille ne fut pas tant opposée a ce mariage que ça. "La petite est joueuse. elle n'était finalement pas aussi banale que ça... Intéressant..." . pensa la Reine. Puis reprit sans transition :

- "Qu'attendez-vous d'un mari, jeune Aurore ?"

- "En vérité je n'y ai jamais vraiment réfléchi ma Reine" répondit Aurore. "Ce que je veux dire c'est que j'ai grandi au milieu de 3 frères et sans soeur. Il n'était donc pas dans nos conversations de parler de telle choses. Et mon père m'a toujours dit qu'il choisirait ce qu'il y a de mieux pour moi et notre famille..."

Frigga médita un instant ses paroles. Elles étaient assez surprenantes pour une Midgardienne de cette époque. La jeune fille avait sans nul doute été élevée dans l'unique objectif de devenir une bonne épouse et non de pouvoir le cas échéant pouvoir se faire elle-même comme les jeunes filles indépendantes de grandes écoles qu'elle avait vu la veille. Ces paroles lui rappelaient également son passé de fiancée, lorsqu'elle avait appris qu'elle devait épouser Odin. Elle avait fait face à son destin, sans se plaindre car elle savait que c'était l'un de ses devoirs envers sa famille, tout comme Aurore. Pourtant elle savait que Loki préférait "les femmes fortes et indépendantes", mais uniquement parce que lui aussi était très indépendant et ne supportait d'avoir quelqu’un dans les pattes à toujours attendre après lui. Si la force de cette femme signifiait la force de son intelligence et son indépendance sa capacité à l'attendre à la maison sans plus poser plus de questions sur son emploi du temps, alors elle serait un bon match.

- "Quelle genre d'épouse pensez-vous être ?" Enchaîna-t-elle, un léger sourire flottant déjà sur ses lèvres, impatientes de sa réponse.

- "Pardonnez-moi ma Reine mais... Je ne sais pas". Répondit Aurore un peu hésitante. "Mais... Mes parents ont divorcé donc je ne peux pas tenir ma propre mère en exemple, et je n'ai moi même jamais été mariée alors... ?"

- "Sans doute, je vous l'accorde". répondit la Reine. Dans ce cas... Quelle genre d'épouse voudriez-vous être ?"

- "Et bien... Je pense que j'aimerais être de bon conseil. Je voudrais être le genre de femme à qui on demande son avis parce qu'elle est suffisamment intelligente et cultivée pour avoir un avis juste et équitable." répondit Aurore. "En tout ca c'est ce que disaient de moi les autres éléves durant mon collège, que j'était la plus neutre de tous... Ils m'ont nommée plusieurs fois déléguée des élèves..." Maintenant que les mots était sortis de sa bouche elle les trouvaient un peu ridicule, mais à à peine 15 ans, elle n'avait sans doute pas grand chose de mieux à mettre sur son CV. Frigga trouva ça assez mignon, mais de nouveau il la fit trouver si jeune...

- "Les liens de fraternités sont importants" lui sourit-elle. Elle était si jeune c'est vrai, mais peut-être qu'elle pourrait mettre ses talents de neutralité a profit entre Loki et Thor, comme elle l'avait fait pour régler les conflits dans son collège ! Frigga rit à elle-même intérieurement. "Est-ce pour vous cultiver que vous lisiez avant ma venue ou pour passer le temps ?" Questionna Frigga le regard appuyé sur l'ouvrage en Français.

- "Oui les deux, je l'ai amené de chez moi, j'ai pensé aussi qu'il me serait difficile de lire en Norvégien. C'est un livre sur la phytothérapie, dans ce domaine il est plus intéressant d'obtenir la connaissance pure, sans déformation qu'elle prendrait dans la bouche de quelqu'un. Et puis c'est une activité calme et reposante, disponible à toute heure de jour comme de nuit." Frigga se rendit compte que la jeune fille avait atteint un autre niveau dans sa sélection, car avec ses derniers mots elle ne savait plus trop si la jeune fille parlait de son livre (censured). Il était le livre évidemment. Frigga ne put retenir un léger rire à cette pensée.

Ses paroles étaient toujours sensées, jamais stupides pour son âge et il lui semblait même discerner un discret sens de l'humour. Maintenant elle pouvait imaginer Aurore comme le genre d'épouse effacée qui se manifestait en public uniquement si on la sollicitait. Elle n'était pas le genre de beauté qui captivait les hommes, ni qui attisait leurs désirs au premier regard mais elle n'était pas dénuée de charme lorsqu'elle consentait à sourire un peu. Elle n'était pas dans la démesure, et n'avait pas encore un caractère affirmé, pourtant, elle savait s'exprimer quand on lui en donnait l’opportunité. Concernant sa docilité dans son acceptation de ce mariage arrangé, Frigga ne parvenait pas à se décider : était-elle soumise ou juste réaliste ? Elle semblait assez intelligente pour comprendre les enjeux politiques de celui-ci pour ne pas s'en détourner par immaturité ou simple refus comme elle l'avait fait avec des précédentes fiançailles.

- "Vous avez déjà refusé plusieurs fiançailles, par le passé. Qu'y a-t-il de changer aujourd'hui ?" finit par demander Frigga, cette question lui brûlait les lèvres depuis le début de l'entrevue.

La Reine sentit la jeune fille se tendre avant qu'elle ne reprenne le contrôle. C'était la première fois que Aurore n'avait pas de réponse pour la Reine. Elle ouvrit plusieurs fois la bouche pour parler, puis se ravisait, ses mains serrant nerveusement sa robe sombre qui mettait en valeur sa peau pâle.

- "C'est vrai, j'ai eu plusieurs occasions. Mais ils étaient tous si immatures. Tous voulaient une épouse mais cherchaient plutôt une indépendance parentale en ayant besoin de quelqu'un pour s'occuper d'eux comme des enfants. Je crois que compte tenu de son âge, votre fils a dépassé ce stade, je pense que contrairement à eux Loki est fort et indépendant." "Fort et indépendant" Frigga gelée sur place. Elle avait entendu ses même mots dans la bouche même de Loki. Frigga posa une main douce sur celle de la jeune fille.

- "Votre père ne m'a pas menti à votre sujet" dit la Reine.

- "Puis-je vous demander ce qu'il a dit de moi ?"

- "Il a dit" :"je ne vous promets pas la plus belle ou la plus intelligente fille de Midgard, mais la sagesse et la droiture d'une vrai princesse." 

La jeune femme se mit à rire doucement. C'était typiquement le genre de parole qu'elle pouvait attendre de son père. C'était ça façon de faire, avouer une vérité crue agrémentée d'un compliment bien tourné. Tous deux en venant en Norvège savaient que de nombreuses jeunes filles la dépasserait en beauté comme en intelligence, mais ils étaient fières de ce caractère qu'ils partageaient, et pensaient qu'il serait leur fardeau ou leur atout.

Le cœur d'Aurore se fit plus léger et joyeux à présent.

Certes, elle avait été décontenancée par l'annonce de son père concernant ce mariage avec un être qui semblait plus tenir de l'imaginaire collectif que d'une véritable personne en chair et en os, venant d'un royaume, dont pas une semaine auparavant, elle aurait soupçonné l'existence. Pourquoi cherchait-il à la marier si rapidement ? Si elle avait d'abord été peinée que ses parents cherchent si promptement à se débarrasser d'elle, elle avait rapidement compris qu'ils ne cherchaient qu'à obtenir le meilleur parti possible afin de lui garantir un avenir à la hauteur de l'amour qu'ils lui portaient. Sa mère qui avait toujours rêvé sa fille en princesse, et son père en épouse de haut militaire... Maintenant qu'ils lui avaient trouvé le parfait match à leur exigences elle ne pouvait pas les décevoir. Alors tant pis si elle devait souffrir loin de sa famille en perdant sa liberté si jeune avec ce mariage avec un parfait inconnu dont elle ne savait même pas à quoi il pouvait ressemblait. Elle ne voulait même pas y penser. Elle avait été élevée dans le respect du sacrement du mariage, et à ce titre elle savait qu'elle ferait malgré tout une épouse fiable et fidèle, capable de remplir tous ses devoirs, même si elle n'éprouvait pas de sentiments amoureux.

Pour Frigga, quelques heures étaient insuffisantes pour juger si une femme ferait ou non une bonne épouse pour son fils. Cependant, elle avait entrevu chez Aurore un calme et une sagesse qu'elle n'avait pas vus chez les autres, même chez cette jeune femme qui faisait plus que son âge en apparence et qu'elle avait pourtant tant appréciée. Malgré le fait qu'elle ait été rebutée par sa simplicité au premier abord, finalement, Frigga trouvait que ce fut l'un de ces plus grands atouts. Ainsi, elle ne se mettrait pas en avant et ne chercherait pas à attirer l'attention sur elle. Elle ferait sans doute une épouse de l'ombre, sage et patiente. Une qualité que Loki apprécierait de toute évidence. Elle ne serait pas envahissante pour son fils au caractère si indépendant.

Alors, même si par courtoisie la Reine visita les autres jeunes femmes, aucune ne parvint à lui faire oublier la jeune Aurore. Et en voyant à quel point elles étaient maquillées et joliment vêtues, Frigga ne put s'empêcher de penser aux réflexions de celle qu'ele avait déjà choisie comme sa future belle fille.

 

 

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27 juillet 2017

SHARPE & SON (Crimson Peak 2) Chapitre 1

Au commencement

Bande Annonce Crimson Peak

Synopsie SHARPE & SON :  En 1906, cinq ans après les mystérieux événements qui ont mené une jeune Américaine, apprentie écrivain, à une mort tragique dans le vaste et lugubre domaine de son époux au fin fond de l'Angleterre minière, un couple marche le long des salles du British Museum de Londres... Alors que l'homme a balayé toute illusion d'amour véritable, hanté à jamais par les secrets de famille dissimulés sous une montagne d'argile écarlate, la femme, elle, face à un tableau de James Tissot, nourrit l'obscur dessein de trouver le ventre qui lui donnera ce que la nature lui a monstrueusement refusé... Pour elle, pour son frère, pour le nom des Sharpe.

Entre le désir et l'obscurité, entre le mystère et la folie, Lady Lucille Sharpe marche sur le fil du rasoir où se cache une vérité qui pourrait mettre en péril tous les efforts de son Frère, Sir Thomas Sharpe, pour remettre leur famille à flots...

 

Chapitre 1 

Les yeux verts et placides observaient la toile minutieusement. C'était l'une des toiles de James Tissot qui ornait toute la salle comme une partie du premier étage. Cette toile-ci représentait un goûter d'enfants, où une femme aux vêtements sombres semblait servir le thé aux jeunes invités assis sur des coussins à même le sol. Dans le fond une autre femme, plus jeune, observait le peintre par de là la ribambelle autour d'elle. Lucille contrôlait son soupir en serrant d'autant plus le bras de son frère contre elle. Thomas ne dit rien, se contentant d'emmagasiner le maximum de détails des oeuvres de l'un de ses peintres favoris. Il avait trop peu l'occasion d'échapper au quotidien d'Allerdale pour se laisser distraire.

(James Tissot, 1881/1882 Children's Party)

Depuis l'an dernier le bilan de Allerdale Hall était miraculeusement redevenue bénéficiaire. En premier lieu grâce au développement de la machine de récolte d'argile à godet de Thomas. Car en plus d'avoir relancé une petite production locale, Thomas avait déposé un brevet international qui assurait à sa société Sharpe & Son un revenu substantiel pour les 30 prochaines années à venir. Et en second lieu, grâce à l'héritage de sa dernière épouse, qui avait permis payer la consolidation des fondations ainsi que d'une bonne partie de la réparation de toiture en ardoise.

Lui et Lucille avaient aussi oeuvré sur leur temps libre, des années durant, à restaurer la partie principale d'Allerdale pour ouvrir certaines chambres en coquet Bed and Breakfast . Intérieurement, Lucille s'amusant beaucoup à voir de simples femmes sans titre ou même des ouvriers, dormir dans les luxueuses chambres d'invités, pensant que leur mère devait s'en retourner dans sa tombe. Cette femme hautaine et retore, qui n'avait pas même accepté de la trouver sa propre fille encore enfant, endormie dans le quartier des domestiques. Et s'il est vrai que certains propriétaires jugeaient l'initiative des Sharpe quelque peu scandaleuse, les frère et soeur qui avaient connu la misère et la faim au dernier degré, ne voyait aucun mal à faire de leur fardeau familiale, cette "immense baraque inchauffable", une source de revenus lucratif. Et qu’importe quel put être l'extraction sociale du visiteur, tant qu'il put s'enquérir d'avance les quelques 50 £ la nuit en chambre double avec petit déjeuner maison inclus, il fut le bienvenue !

Alors quand Lucille avait eu connaissance de cette exposition exceptionelle de James Tissot à Londres, et puisque leurs finances leur permettaient cette folie, elle prépara leur voyage en cachette, certaine de l'effet que cette escapade à deux aurait sur le morale de son frère.

"A deux. Toujours à deux. Toujours ensemble, jamais séparés."

Cette ritournelle avait fini de gangrener le cerveau de Thomas. Résigné et silencieux comme un fantôme au côté de sa soeur, ses yeux bleus et tristes balayaient les détails des peintures toujours plus intensivement comme s'il lui fut possible de trouver la faille temporelle lui permettant de rejoindre les joyeuses scènes de famille. Ce bonheur, il l'avait touché du doigt avec Edith. Avec elle il avait cru tout possible. Vivre heureux pour toujours, fuir Crimson Peak pour ne jamais revenir, faire fortune ailleurs, Londres, Boston, Paris ou Milan... Devenir le père qu'il n'avait jamais eu et aussi offrir une meilleur vie à sa soeur. Car à aucun moment il n'avait pensé partir sans elle, jamais ! Elle faisait partie de lui à jamais. Mais Lucille n'y avait jamais cru. Bien sûr que non ! Elle qui rêvait de restaurer leur demeure et y vivre pour toujours, un endroit paisible et confortable où son amour pour Thomas pourrait continuer à s'épanouir. Une autre femme ne pouvait certainement pas faire partie de l'équation ! Et quelle femme aurait acceptée de vivre avec eux en acceptant leur relation incestueuse, pire, Thomas se serait détourné d'elle !

Alors quand leur relation endomagée fut découverte par Edith, elle n'avait pas hésité à la pousser par dessus la balustrade des combles pour clore tout débat. Elle n'avait pas laissé leur propre mère les séparer, alors elle ne laisserait pas Edith lui voler l'amour de Thomas !

Mais alors qu'aujourd'hui elle vivait dans une maison confortable, mangant chaque jour à sa faim, avec de l'argent dans sa poche et Thomas rien que pour elle... Dans cette galèrie elle prenait douloureusement conscience du manque qui vrillait ses entrailles.

Ces beaux enfants lui souriant sur les toiles ne seraient jamais les siens. Jamais elle n'éprouvera la satisfaction de faire vivre un parfait petit être par le simple miracle de son lait. Personne n'entourerait son cou de petits bras potelés en l'appelant maman. Jamais elle ne sera la mère du prochain Barronnet que tout le monde viendrait respectueusement saluer... Cet espoir, elle l'avait caressé avec l'unique grossesse qu'elle avait put mener à terme. Puis, il lui avait été monstrueusement arraché du coeur en voyant l'être immonde qu'elle avait engendré avec son frère. Après toutes ses fausses couches, la souffrance de cette grossesse et l'accouchement qui l'avait quasiment achevé, elle n'avait même pas eu la satisfaction d'offrir un héritier sain à Thomas. Un garçon certes, mais un nourrisson difforme qui luttait déjà chaque minute pour sa propre subsistance. Par delà sa propre souffrance elle avait vu celle de son frère qui après un sourire et un baiser de circonstance, sans un mot, était parti s'enfermer dans son atelier...

bb sharpe

 

Cet être là, elle avait hésité a le tuer. Elle ne supportait ni sa vue, ni ses pleurs, mais Enola (l'avant-dernière "épouse" de Thomas) l'avait convaincu qu'elle pouvait le sauver, et Lucille avait tellement voulu la croire, mais il était évident qu'elle mentait. Car malgré tous ses soins, l'enfant ne serait jamais normal. A la fois victime et vitrine des circonstances bizarres dont il était issu, il n'était qu'un petit être faible et agonisant dont il fallait abréger les souffrances.

Alors une nuit, ne supportant plus les cris de souffrance de son enfant, Lucille appuya le doux oreiller de plumes d'oie blanche par dessus le fragile petit visage. Thomas avait trouvé l'enfant mort le lendemain matin et Lucille lui avait avoué son larcin. A ce moment une fracture irréconciliable s'était ouverte entre le frère et la soeur. Une fracture qui n'avait cessé de se creuser avec le temps, avant d'atteindre son paroxysme avec la chute mortelle d'Edith.

Mais Thomas était resté. Car en réalité il était incapable de quitter celle à qui il devait jusqu'à sa propre vie. Alors oui, il aimait profondément sa soeur, même si il n'aimait pas la façon dont il le faisait.  L'amour faisait d'eux des monstres, mais ils n'y pouvaient rien...

Thomas aussi fixé les petite bouilles si finement peintes, comme il les fixés aussi parfois à la dérobé dans la rue, ou au restaurant, pensant comme il aimerait avoir un fils à lui, un garçon comme lui, avec qui il pourrait partager toutes ses passions comme la mécanique, lui lire des histoires merveilleuses avant de dormir. Aimer et être aimé en retour. Ne plus jamais être seul. Ne pas mourir seul. Ou même une fille, qu'importe tant que l'enfant serait sain et en bonne santé. La malheureuse créature qui lui avait donné sa soeur ? Ils n'en parlaient jamais entre eux, la plaie était bien trop béante des deux côtés, même des années après... 

- "Que vois-tu sur celui-ci ?" demanda Lucille à son frère. "J'ai l'impression de voir les deux même femmes sur plusieurs tableaux avec les enfants" fit-elle en se tournant vers d'autres toiles sans lâcher le bras de Thomas.
- "Je n'en sais rien. une amie, ou probablement la mère de certains enfants..." fit Thomas simplement.
- "Moi, je dirais qu'il s'agit de la tante. Tu vois ? La mère est la plus jeune mais la moins active. Celle qui joue avec les enfants, c'est la tante." dit convaincue Lucille.
- "Ah oui... Tu a raison..." acquiessait Thomas qui passait son regard d'une toile à une autre pour comparer les scènes entre elles...

 

 

( James Tissot : le déjeuner sur l'herbe)


- "J'aimerais être une tante" reprit Lucille après un moment, sous le regard piqué au vif de son frère.
- "Et bien... Je dirais que nous avons du personnel et qu'il est fort probable qu'il y ait de nouveau des enfants à Allerdale à un moment ou un autre..." Conclut Thomas par rapide déduction sans trop réfléchir.
- "Non. Je parle d'être la tante de tes enfants naturels" balança Lucille.
- "Je n'ai pas d'enfant" répondit Thomas du tac au tac. "Plus maintenant" corrigea t-il prudemment.
- "Mais tu devrait en avoir à ton âge, a 40 ans passé... Aucun de nous deux n'est éternel et il est grandement temps de s'occuper de ça. Nous devons trouver quelqu'un. Quelqu'un pour un usage beaucoup plus conventionnel cette fois-ci, Piusqu'elle devra rester avec nous un moment... Pour les enfants évidement..."

Thomas restait interdit, surtout par rapport au terme "conventionnel". Non qu'il lui fut si difficile de s'imaginer devoir remplir ses devoirs conjugaux, mais il lui était nettement moins aisé d'imaginer Lucille tenir ses nerfs face à cette situation, acceptant de le partager avec une épouse officielle... 

- "Ne me regarde pas comme ça, je suis sérieuse. Tu as besoin d'un héritier, sinon tous nos efforts et nos sacrifices n'auront été que de vaines chimères !" fit Lucille, un degré d'énervement en plus de voir son frère douter de ses paroles.

- "Et je suppose que tu as déjà quelqu'un en vue ?" fit Thomas toujours perplexe.

- "Fais moi confiance" conclut Lucille dans un large sourire en tirant Thomas vers une autre pièce...

(A suivre...)

 

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